Plein Chant
Plein Chant
16120 Bassac
Plein Chant a été créé en 1971 par Edmond Thomas.
Son catalogue est consacré aux écrivains inconnus, méconnus ou oubliés.
Tous ces livres sont réalisés de façon extrêmement soignée, dans la tradition du livre.
Les livres de Plein Chant sont distribués en librairie.
Demandez le catalogue à :
Plein Chant
16120 Bassac
Le catalogue entièrement décrit... c’est le travail accompli par la librairie ambulante L’hirondelle : aude.fleury.9online.fr/cataplch.h...
On trouve une partie du catalogue de Plein Chant, ouvrages des 15è et 16è siècles, sur le site Renaissance-France.org, « le portail de la Renaissance Française », pour avoir une idée de l’univers graphique de ce temps :
perso.wanadoo.fr/cascade.sarl...
La page des titres des éditions Plein Chant qui sont disponibles sur le site lelibraire.com (une faible partie seulement de son catalogue) :
www.lelibraire.com/din...
Edmond Thomas a écrit VOIX D’EN BAS, une anthologie de poètes ouvriers du dix-neuvième siècle :
La Découverte éditeur,
Réédition en poche :
Collection (re)découverte, 464 p., 29 euros. ISBN : 2707136891.
Mais la plus belle édition, bien sûr, (et la moins chère!) est celle d’Edmond Thomas que l’on se procure à ses éditions :
Edmond Thomas, VOIX D’EN BAS, LA POÉSIE OUVRIÈRE DU XIXE SIÈCLE.
Traduction des poèmes occitans par Jean-Marie Petit. (Reprise du volume publié par François Maspero en 1979). 464 pages. 12,20 €.
«Le XIXe siècle a connu une f1oraison incomparable de poètes ouvriers, paysans, artisans qni ont suscité les passions d’une George Sand, d’un Lamartine, d’un Victor Hugo. Cette poésie a été largement reconnue entre 1830 et 1848, deux dates-symboles des espérances et des défaites populaires. Si elle ne constitue pas une" grande" poésie, elle a du moins l’avantage de renseigner en profondeur sur la culture, la vie ouvrières... Environ cent vingt poètes sont regroupés dans cette anthologie. Si certains noms sont arrivés jusqu’à nous (Jasmin, Victor Gelu), la plupart des autres seront des révélations". - Les Nouvelles Littéraires.
On trouvera d’ailleurs à son catalogue de nombreux écrivains et poètes ouvriers du XIXe et du XXe siècle.
Collections
Nota bene :
- Les titres présentés ci-dessous ne représentent qu’un extrait du catalogue.
- Toutes les notices ont été rédigées par l’éditeur.
- Si vous passez commande chez l’éditeur, ajoutez 2,30€ forfaitaire pour participation aux frais de port (franco de port pour toute commande supérieure à 76 € accompagnée de son règlement).
Type-Type
Une collection qui explore toutes les possibilités de l’art typographique, créativité entièrement au service du propos.
On y trouve notamment
Victore Serge, POUR UN BRASIER DANS UN DÉSERT. Le recueil le plus complet des poèmes du révolutionnaire russe.
Poèmes réunis, établis & annotés par Jean Rière
1993, in-3° broché de 256 pages, sous couverture à rabats en deux couleurs, imprimé sur « Centaure » naturel des papeteries de Rives. Tirage limité à 300 exemplaires. 22,87 €
Sous ce titre sont réunis: Résistance (1938), Messages (1945-46, inédit), Mains (1947) et Destins (1912-1947, textes inédits ou disséminés dans des revues rares), constituant l’essentiel de l’œuvre poétique de Victor Lvovitch Kibaltchitch, plus connu sous le nom de Victor Serge (1890-1947), dissident russe mais écrivain français : romancier, mémorialiste, essayiste, historien, journaliste, traducteur, épistolier. Et poète authentique ! Sous la glace et le granit des idéologies dévoyées, des révolutions défigurées, des totalitarismes, s’élève, intransigeante, indomptable, véhémente, épique, ironique, fraternelle, la voix de qui a choisi de témoigner pour les sans-voix, les éternels exclus de l’Histoire, les humiliés et les offensés, les hérétiques. En un temps d’orthodoxies béates ou stipendiées, un homme libre, qui connut l’exil, la prison, la déportation, la censure, le boycott, se dresse, refusant qu’il soit minuit dans un siècle de fer. Appelant à la résistance permanente, au refus de l’oubli car, ainsi que l’affirme le poète: « ... les nuits aveugles sont puissances mais nous, nous sommes leur patience. » Et l’on n’est vaincu que si l’on y consent... Serge ou le refus du fatalisme et de la lâcheté. Ses « messages » sont inséparables des espérances et des tragédies, des victoires et des défaites du siècle. Rien n’est jamais fini.
La petite bibliothèque du XIXe siècle
Rééditions à l’identique (et parfois à la manière) des petits éditeurs du XIXe siècle. Petits tirages, beaux papiers, grand soin apporté à l’impression et aux finitions.
Cette bibliothèque comporte quatre collections, présentées ci-dessous.
Bibliothèque facétieuse, libertine et merveilleuse
Textes du XVe au XVIIIe siècle.
Parmi les titres :
Choisy, AVENTURES DE L’ABBÉ DE CHOISY HABILLÉ EN FEMME.
Nouvelle édition complète avec un avant-propos par M. P[ aul] L[ acroix]. Paris [Bruxelles, Poulet-Malassis], 1870. In-16 deXVI-175 pages réimprimé à 200 exemplaires sur vergé satiné de Lana. 18,29 €
La mère de Charles Timoléon, abbé de Choisy (1644-1724 J «avait la singulière manie de l’habiller en fille; elle lui avait fait percer les oreilles et lui mettait des mouches. Elle s’y prit si bien que l’enfant, ayant grandi dans ces accoutrements, n’en voulut plus changer. La figure charmante de Choisy, son absence de barbe, sa taille délicate et fine se prêtaient à cette mascarade, qu’il devait pousser aussi loin que possible». En ces quelques mots, Gustave Desnoiresrerres a fixé la personne et le destin de l’abbé, par ailleurs ambassadeur au Royaume de Siam, membre de l’Académie française et auteur, entre autres, d’une Histoire de l’église en 1l volumes in-4° et de Mémoires pour servir à l’histoire de Louis XIV plusieurs fois réédités jusqu’à nos jours. Il n’en donna pas moins sur ses excentricités «un des ouvrages les plus piquants et les plus indiscrets qui aient été écrits depuis les Historiettes de Tallemant des Réaux" (Paul Lacroix). On appréciera ici la grâce du style de l’abbé qui su si parfaitement mêler « la naïveté à l’effronterie ».
Verboquet le Généreux, LES DÉLICES, OU DISCOURS JOYEUX ET RÉCRÉATIFS, AVEC LES PLUS BELLES RENCONTRES ET PROPOS SÉRIEUX TENUS DANS TOUS LES BONS CABARETS DE FRANCE.
Réimpression de l’édition de Jules Gay, Bruxelles
1864. In-16 de 178 pages. 18,29 €
«Nous serions fort embarrassé de deviner quel était ce Verboquet qui contait si bien dans les bons cabarets de France et qui devait résider à Rouen (...) Cet auteur, quel qu’il soit, n’a eu que la peine de s’approprier les contes les plus gras et les plus gaillards, qu’il a choisis dans les conteurs du XVIe siècle, et surtout dans Bonaventure des Périers (...) Il est probable cependant que plusieurs des contes de Verboquet soient de son cru... Il est permis, aussi, de supposer que s’il les débitait en public du haut de ses tréteaux, il les assaisonnait à sa manière, en y rajoutant des grimaces et des gestes capables d’en relever le haut goût" (Paul Lacroix). La première édition de ce recueil est de 1623; il est ici réimprimé sur celle de 1640.
Xylographies oubliées
Livres à gravures, surtout du XVIe siècle.
Notamment :
LES SONGES DROLATIQUES DE PANTAGRUEL OÙ SONT CONTENUES PLUSIEURS FIGURES DE L’INVENTION DE MAISTRE FRANÇOIS RABELAIS
Avec une Introduction et des Remarques par M. Edwin Tross. Réimpression de l’édition d’Edwin Tross, 1870. In-8° de XX-(6)-120 pages sur vélin ivoire des papeteries de Rives. 15,24 €
Ce recueil de 120 figures grotesques n’est pas totalement inconnu. Eric Losfeld en a donné une édition, il y a une trentaine d’années et il en existe une autreen Suisse, publiée par la revue Vwa. Mais c’est un livre tellement sympathique et drôle que ,nous n’avons pu résister au plaisir d’en redonner un tirage d’après les meilleures reproductions du XIXe siècle. Ces figures, attribuées à Rabelais (mais de publication posthume) ont donné cours, selon les éditions, à bien des commentaires et interprétations que nous nous garderons de répercuter, nous contentant, à l’instar de l’éditeur du XVIe siècle, de souhaiter au rêveur d’y trouver de quoi rêver, au mélancolique de quoi s’es jouir et au joyeux de quoi rire «pour les bigaretez qui y sont contenues".
Gens singuliers
Beaucoup d’écrivains du XIXe siècle ont vécu du journalisme. S’est ainsi créé un genre, le portrait de personnages curieux, publiés l’un après l’autre en feuilleton. Cette collection très-singulière réunit ces textes en volumes de format in-12 imprimés sur vélin de Rives ivoire.
Quelques titres parmi une quinzaine pour l’instant :
Eugène Baillet, DE QUELQUES OUVRIERS-POÈTES.
Réimprimé à 300 exemplaires d’après l’unique édition de 1898. 160 pages, 18,29 €.
Magu, Lapointe, Charles Gille, Ponty, Barrillot, Élisa Fleury, Élie Deleschaux, Voitelain, Poney, Viellefont, Gilland, Georges Nicolas. Un recueil de portraits extrêmement rare, puisque l’édition de 1898 n’avait été tirée qu’à 100 exemplaires. C’est par un de leurs témoins que ces ouvriers-poètes sont ici évoqués avec émotion. Baillet, qui fut lui-même ouvrier, a toute sa vie recueilli et collectionné les œuvres de ses collègues poètes et chansonniers et s’est beaucoup battu pour les aider et les faire connaître.
Bruno Fuligini, LES CONSTITUANTS DE L’ELDORADO ou LA RÉPUBLIQUE DE COUNANI.
1997. Imprimé à 500 exemplaires. 160 pages. 15,24 €.
"Des tentatives sont faites actuellement par quelques personnes en vue de créer une république indépendante à Counani, localité située dans le vaste territoire dont la France et le Brésil revendiquent également la possession depuis le traité d’Utrecht.
"Une pareille entreprise est en contradiction flagrante avec les revendications des deux États et avec le modus vivendi établi entre eux, en 1862, pour régler l’exercice de la police dans un territoire à ]a souveraineté duquel des tiers ne pourraient prétendre sans usurpation. Dans ces conditions, ni le gouvernement de la République française, ni celui de Sa Majesté l’empereur du Brésil ne sauraient autoriser l’établissement de sa soi-disant "république counanienne"".
(Journal officiel de la République française, 11 septembre 1887).
Jules Vallès, LES RÉFRACTAIRES.
Réimprimé à 500 exemplaires d’après les éditions de et de 1881. 256 pages, 18,29 €.
Ce livre, dont la première édition est de 1866, rassemble principalement des portraits de personnages pittoresques, asociaux, «irréguliers». Des inconnus ou des oubliés : Fontan-Crusoé, Poupelin, M. Chaque, Cressot, Alexandre Leclerc. Un «réfractaire illustre» : Gustave Planche. Mais encore des esquisses caustiques plus générales: les Réfractaire, les Victimes du livre, le Dimancbe d’un jeune homme pauvre. Enfin, deux nouvelles dont la plus longue, le Bachelier géant est un pur chef-d’œuvre de sensibilité, de finesse, de vérité : un monstre de foire y conte les drames sentimentaux et les péripéties « professionnelles» d’une vie surchargée de catastrophes, de peines et de mélancolies. Vallès dans ces pages constate plus qu’il ne dénonce, mais l’accent derévolte y est déjà auquel L’INSURGÉ donnera sa plénitude.
Anciennetés
La plupart du temps en fac-similé, des livres importants et méconnus de la fin du XIXe siècle.
Entre autres merveilles :
Saint-Pol-Roux, ANCIENNETÉS, poèmes.
Réimpression à 100 exemplaires sur vélin ancien de l’édition de la Société du Mercure de France, 1903. Incarré de 80-(10) pages. 15,24 €.
Saint-Pol-Roux « le Magnifique», en qui les Surréalistes voyaient l’un de leurs précurseurs, vécut comme une sorte de mage et de prophète de la parole poétique :" Dieu manifesté dans l’humain, c’est tout le chaos informulé du monde rendu clair par ce médiateur qu’est le poète". Ayant côtoyé les poètes ésotéristes et rosicruciens groupés autour de Péladan, il fonda la théorie de l’ Idéo-réalisme dont on retrouvera l’influence chez Maeterlinck, René Ghil, et plus tard chez les Futuristes. C’est en 1903, qu’il réunit le présent recueil qui fut pour lui en quelque sorte un "album de vers anciens". Toute la puissance de son inspiration s’y révèle en des poèmes extrêmement travaillés, joyaux du Symbolisme, dont par ailleurs il ne se réclamait pas.
En outre, Plein Chant consacre pas moins de dix collections à la littérature d’aujourd’hui.
La font secrète
Poèmes et proses lyriques. Près de 25 titres, parmi lesquels :
François Mary, VOYAGE IMMOBILE, récit. Linogravures de Jean-Pierre Thomas.
1982, 88 pages. 5,94 €.
Ces pages où se déroulent dans une mémoire bouleversée bien des rêves et des cauchemars font résonner en nous comme l’écho d’un crissement d’ongles sur la rugosité d’un ciment tout neuf. Un ton d’une sincérité rare, une écriture intensément intérieure. Les illustrations serrent dans leur expressionnisme le texte de très prés.
Pierre Moussarie, CHEMIN VICINAL, suivi de CAMPAGNE et de POÈMES INÉDITS ET RETROUVÉS.
Édition établie et présentée par François Mary. 1997, 96 pages. 10,98 €.
«Presque vingt ans après que Pierre Moussarie nous a quittés, ses poèmes n’ont pas pris une ride. L’émotion - une émotion vive - jette des lueurs sous l’ironie qui, parfois, la recouvre. Car elle reste un refuge pour cet homme pudique (presque secret), très présent dans son œuvre, qui se dérobe alors que le lecteur croit pouvoir le saisir.
Le monde élémentaire d’une nature à laquelle Moussarie se sent viscéralement attaché lui parle, le sollicite ou l’émeut. Poussé vers les êtres, il observe d’un regard bienveillant petites gens et hommes obscurs que le destin a mis sur son chemin. Il est à la fois très lié à son terroir : le village de Rouffiac, dans le Cantal, et fasciné par les nomades, les gens du cirque, les apatrides. Ses poèmes s’adressent à cette part d’enfance, souvent enfouie chez l’homme. Qui peut enfin remonter au grand jour. (Comme celle d’un ami, la voix est proche, familière). Nous libérant de l’oppression des" jours hostiles", ils décrivent autour de nous des cercles de lumière » - François Mary.
L’atelier furtif
Collection composite : prosateurs nordiques, documents pour servir à l’histoire littéraire.
Quelques livres de cette collection :
Victor Hugo & Charles Nodier, CORRESPONDANCE CROISÉE.
Édition établie et annotée par Jacques-Remi Dahan. Préface de Raymond Setbon.
1987, 200 pages. 11,43 €
50 lettres échangées par Hugo et Nodier de 1823 à 1835 ressuscitent, au-delà d’une amitié pas toujours désintéressée et parfois même purement formelle, toute une époque par l’évocation de multiples faits et personnages pour la plupart oubliés (et que l’appareil critique resitue avec précision). D’importantes annexes reproduisent les textes évoqués dans la correspondance et permettent une parfaite compréhension de celle-ci.
Kenneth Rexroth, LES CLASSIQUES REVISITÉS
Essais traduits de l’américain par Nadine Bloch et Joël Cornuault.
1991, 304 pages. 18,29 €
Pourquoi les grandes œuvres universelles (depuis Homère jusqu’à Tchekhov, en passant par Apulée, Montaigne, Tou Fou ou Baudelaire), continuent-elles d’exercer leur séduction sur nous et sur des générations toujours renouvelées de lecteurs ? En quoi nous concernent-elles plusieurs siècles, parfois, après qu’elles furent écrites ? Sur un ton alerte et vivant, à la la fois solennel et familier, impérieux et intime, Kenneth Rexroth a cherché une réponse à ces questions dans soixante essais foisonnants d’idées, couvrant les domaines du roman, de la poésie, de la philosophie, de l’histoire et du théâtre. L’unité de ce recueil tient à ce que Kenneth Rexroth a toujours soin d’associer les «grands auteurs" à l’expérience vécue par chacun d’entre nous, de rapprocher, dans ce qu’elles ont de plus élevé, la littérature et la vie.
Noë Richter, LA LECTURE ET SES INSTITUTIONS
Tome I, La lecture populaire, 1700-1918.
1987, 304 pages. 21,34 €.
En replaçant la lecture ouvrière dans l’histoire culturelle de la France, le présent ouvrage apporte une contribution essentielle à celle-ci. Les institutions de lecture, qui entretiennent les mécanismes acquis à l’école dans la masse de la population, sont encore mal connues; l’auteur en découvre la genèse, en retrace les développements et montre comment les fonctions et les différents courants d’un système de lecture ségrégationniste ont fini par converger et par déboucher sur la conception de la bibliothèque moderne
Tome II, La lecture publique, 1919-1989.
1989, 240 pages. 18,29 €
Ce second volet de LA LECTURE ET SES INSTITUTIONS offre un large tableau des hommes, des milieux, des idéologies qui ont influencé la démocratisation de la lecture après 1918 : un système de lecture publique qui cherchera ses voies durant un demi-siècle va s’opposer à la lecture populaire moribonde, ségrégative et aliénante. Mai 68 précipitera le renouvellement de l’institution. Les bibliothèques d’entreprise s’intégreront à un système national pluraliste adapté à la pénétration du livre dans les circuits populaires.
Tarjei Vesaas, LES OISEAUX
Roman traduit du norvégien (nynorsk) et présenté par Régis Boyer.
Quatrième tirage 1999, 272 pages. 13,72 €
Dans LES OISEAUX, Tarjei Vesaas raconte l’histoire de Mattis, simple d’esprit au cœur vierge et à l’âme candide que la dureté du monde réel a définitivement refoulé dans un univers de rêves. Ce roman invite le lecteur à mieux aimer la vie, à apprendre à en dépasser les contingences: la nature, la simplicité, l’évidente et l’immédiate beauté d’un lac, d’une forêt, d’une aile d’oiseau, d’un regard de jeune fille sont l’irréfutable preuve de sa grandeur. Ils sont au-delà du malheur et de la mort et leur miracle ne périt jamais. Il est à la portée du plus déshérité.
L’enjambée
Collection de poésie étrangère traduite, qui publia trois titres de 1987 à 1991, dirigée alors par Alain Malherbe et Laurent Grisel. Toute la collection :
Haroldo de Campos, L’ÉDUCATION DES CINQ SENS (lien au recueil).
Poèmes traduits du portugais (Brésil) par Luiz Carlos de Brito Rezende.
Édition bilingue, 1989, 88 pages. 7,32 €
Dans ce recueil, le premier traduit intégralement en fiançais, Haroldo de Campos parvient à une extraordinaire maîtrise du mot en toutes ses configurations : sonore, visuelle, signifiante, en un mot idéogrammatique. Ses «formes en métamorphoses" relancent les dés mallarméens. L’un des promoteurs du mouvement brésilien de la Poésie concrète (contemporain de Brasilia), il a encore pratiqué une «transcréation" profonde, donnant au portugais aussi bien Mallarmé que Pound, Dante, Maïakovski ou les trouvères provençaux.
Vladimir Holan, L’ABÎME DE L’ABÎME (lien au recueil).
Poèmes traduits du tchèque par Patrick Ourednik.
Édition bilingue, 1991, 208 pages. 13,72 €.
L’œuvre de Vladimir Holan est à la fois la plus complexe et la plus hermétique de la poésie tchèque du XXe siècle : elle échappe à toute tentative de classement. Refusant l’automatisme de la réalité, remettant sans cesse en cause le reflet déformable du monde, Holan explore obstinément les souterrains de la vie - la recréation permanente et la précision du lexique, la métaphore et l’imagination au service de la métaphysique lui servant d’outils de fouille.
Barbara Sadowska, IL EST DOUX D’ÊTRE ENFANT DE DIEU (lien au recueil)
Poèmes traduits du polonais par Lucienne Rey et Jérôme Rufin.
Édition bilingue, 1987, 72 pages. 7,32 €
Barbara Sadowska (Paris 1940 - Varsovie 1986), militante des droits de l’homme, inscrite sur la liste noire des écrivains, publiait clandestinement depuis 1975. En 1983, son fils, arbitrairement arrêté, meurt des suites d’un passage à tabac par la police. Le présent recueil est entièrement puisé dans ce drame sans nom dont les assassins ne furent pas condamnés. C’est un cri multiple de douleur, de révolte, de mépris, d’ironie amère qui nous éclaire sur quelques aspects d’une réalité encore récente mais heureusement dépassée en Pologne.
La tête reposée
Collection très cohérente ne rassemblant que des auteurs non-conformistes & néanmoins tous très aimés et respectés. Qu’on en juge par cet échantillon (3 titres pris dans plus d’une quinzaine) :
Pol Bury, 869 TÊTES RAMOLLIES
1989, 128 pages. 10,98 €
Pol Bury naquit au début de la troisième décennie de ce siècle. Il dut toutefois attendre la sixième pour découvrir la Pesanteur. Il tenta d’apprivoiser cette Gravité à l’aide de volumes laissés en fausse liberté. Il fit même appel à l’hydraulique pour parvenir à ses fins. Depuis la septième décennie il tripote des images en tous genres devant des miroirs pervertis. Voyant le portrait si délaissé par les Modernes, il trouva 28 visages amicaux acceptant de se laisser traiter. Ce livre est le résultat de ces manipulations optiques.
Marcel Mariën, LE CHEMIN QUI NE MÈNE PAS À ROME.
Préface d’Alain Delaunois. Frontispice d’André
1995,144 pages. 13,72 €
Né à Anvers en 1920, Mariën rencontre Magritte en 1937 et dès lors participe aux activités des surréalistes belges, dont il sera l’un des représentants les plus polémiques. Fondateur en 1954 de la revue Les Lèvres Nues, et éditeur, il réunit et publie notamment les écrits de Nougé et de Magritte. Réalisateur en 1959 d’un film, L’Imitation du cinéma, auteur de contes et nouvelles (Les Fantômes du Château de Cortes), d’aphorismes (La Licorne à cinq pattes), de poèmes (L’Ancre jetée dans le Doute), Mariën se fit également archiviste avec, en 1979, L’Activité Surréaliste en Belgique, 1924-1950. Par ailleurs collagiste et photographe, cet iconoclaste à l’humour singulier est décédé à Bruxelles le 19 septembre 1993, quelques mpois après avoir préparé l’ensemble des textes, réflexions et aphorismes du présent recueil.
Jean Queval, UN FABLIER.
Cinq collages de Gilles Chapacou.
1986,96 pages. 7,32 €
«Voici déménagées des fables de La Fontaine", dit Queval. «Déménagées" en effet, transportées dans le temps et transposées en situations contemporaines, rhabillées de français actuel. Fort respectueux du bonhomme, qu’il admire au demeurant autant qu’à juste titre, Jean Queval a donc entrepris de lui rendre hommage et l’a pour cela traduit, excellemment. Si l’on se souvient bien, La Fontaine lui-même ne s’est pas gêné pour transcrire des fables de trés-anciens comme Ésope, ou Phèdre, lequel puisa également chez le Phrygien, qui sans doute avait jeté ses filets dans le vivier africain des contes traditionnels. Avec Jean Queval, la chaîne continue, et la fête.
Bibliothèque Oucuipienne
Fait pendant aux diverses bibliothèques Oulipienne (ce mot est composé sur OuLiPo, Ouvroir de Littérature potentielle, demandez s’il le faut à vottre moteur de recherche) ; il s’agit de cuisine. Deux titres.
Voix d’en bas
Littérature prolétarienne, ouvrière, paysanne du XXe siècle. Près d’une trentaine de titres.
Panaït Istrati, LE VAGABOND DU MONDE
Textes rares et inédits rassemblés et présentés par Daniel Lérault.
1991, 312 pages. 18,29 €
"Dans ces Notes et reportages, que je griffonnerai sur mes genoux, j’oublierai l’écrivain pour n’être que le vagabond, insouciant du style, de la composition. Je dirai les choses telles qu’elles se présenteront à mon esprit, après les avoir vécues sur mes nouvelles routes et sur les anciennes. Ce sera le roman pris sur le vif de mes dernières pérégrinations. Devoir voluptueux. Besoin ardent de plonger dans la mêlée, de donner des coups et d’en recevoir. Et surtout de pouvoir dire à mon aise tout ce que je sens, tout ce que je pense. Voilà ce que j’ai toujours désiré être. Se réalisent-ils, les vieux rêves ? » - Panaït Istrati.
Emile Guillaumin, HISTOIRES BOURBONNAISES
Nouvelle édition, suivie de PÈRE ET FILS. Présentation de Suzanne Souchon.
1986, 136 pages. 8,23 €
Les HISTOIRES BOURBONNAISES sont constituées de contes choisis parmi ceux que Guillaumin donnait à la presse dans les années 1908 - 1914, période d’intense activité pour l’écrivain paysan. Nous y avons adjoint un long récit paru en feuilleton en 1898, PÈRE ET FILS qui est sans doute le premier travail de longue haleine de l’auteur et dont l’intrigue, l’atmosphère, l’écriture, les personnages préfigurent ceux du roman PRÈS DU SOL.
Constant Malva, CHOSES & GENS DE LA BURE & DU BORINAGE
Présentation de Jacques Cordier.
1985,280 pages. 11,43 €
Malva disait que son seul souci était de rendre témoignage. On mesurera à la lecture du présent volume combien son œuvre a toujours répondu à ce souci et combien elle l’a fait de façon poignante. S’il s’agit de l’univers de la mine (la bure), il nous est restitué dans toute sa trépidation et son tragique banalisé ; s’il s’agit de la vie à la surface, du Borinage, l’observation de Malva nous la rend avec la netteté et la précision d’une ethnographie d’où les sentiments vrais ne seraient pas absents.
Le présent recueil rassemble pratiquement tous les récits dispersés de Malva, introuvables ou inédits.
Constant Malva, UN MINEUR VOUS PARLE
Bois de Roger de Moor.
1985, 144 pages. 7,77 €
Cet ouvrage recueille des textes autobiographiques, de courts récits de la mine, une Complainte des Carbeniers et de belles pages sur « Le Borinage qui meurt ». Les pages autobiographiques retracent la carrière de mineur de Malva et la genèse de sa vocation d’écrivain. Pages essentielles qui nous montrent le cheminement solitaire vers l’expression littéraire d’un homme qui ne fut jamais un amateur dans ce domaine : plus qu’un simple témoin de la mine, qu’un écrivain prolétarien, Constant :Malva est avant tout un écrivain témoin de son temps.
Henry Poulaille, NOUVEL ÂGE LITTÉRAIRE
Postface de Jean-Paul Gaschignard. 1986,480 pages. 120 F
Le début du XX’ siècle est marqué par un intense débat sur ce que peut - ou doit - être la culture d’une société industrielle. On connaît bien les mouvements futuriste, surréaliste, expressionniste, mais très peu la controverse sur la littérature prolétarienne qui pourtant, vers 1930, mobilisa les milieux intellectuels de gauche au grand complet, d’Henri Barbusse à Emmanuel Mounier, en passant par Jean Guéhenno, Victor Serge, André Breton ou Paul Nizan... Littérature du prolétariat: écrite par lui, comme le veut Poulaille, ou exprimant ses intérêts à long terme, selon les vues du Parti Communiste. Au-delà d’un débat mal conduit et jamais conclu, l’aventure des écrivains prolétariens se révèle dans ce livre qui retrace leur histoire, leur trouve des ancêtres et reste un témoin capital des années 30, le livre fondateur de la littérature prolétarienne française et le meilleur exposé de son principal animateur, Henry Poulaille.
Les cahiers de la belle équipe
Quatre cahiers, 4,57 € chacun.
Cahiers Henry Poulaille
Henry Poulaille, penseur et animateur de la littérature prolétarienne en France, entre deux guerres. Cahier de l’association des amis. Documents d’histoire de ce mouvement ; étude et témoignages consacrés à ses protagonistes, tous écrivains à découvrir ou relire.
Sept numéros.
Xylographies
Monographies, chacune consacrée à un artiste. Mon préféré :
VALENTINA LA ROCCA.
1988, 80 pages. 9,15 €. (Il n’y a plus d’exemplaires de tête).
On constatera au vu de ces gravures quelle nouveauté représente l’art de Valentina La Rocca, quel style personnel le caractérise et combien il y a là dépassement des aînés, construction d’un univers original où la plus simple image dépasse la réussite artisanale pour atteindre la création pure, l’essentiel.
Hors collection
Plusieurs chef-d’œuvres.
Henri Simon Faure, FILLE DÉSENLACÉE DU SERPENT SOUS L’ARBRE DE PETITE MORT AUX QUATRE-VINGT-ONZE FEUILLES. (Lien)
Poèmes. 1975, 198 pages. 4,57 €
"HSF appelle à lui les grandes choses du quotidien... elles viennent, forment un cercle qui peu à peu se rétrécit et se confond avec son centre. Puis les mêmes choses, transformées, vont s’agencer sous un ordre neuf : Henri Simon Faure ne se contente pas de prendre à la réalité, il lui donne de lui-même ".James Desouhant, Le Lérot Rêveur.
Henri Simon Faure, TROIS PAROLES DE VIE (VALENT JEU) SEPT ANNÉES D’ÉCRITURE (Lien)
Poèmes. 1976, 144 pages. 4,57 €
Trois grands poèmes constituent ce recueil: Pape un enfant de chœur sur la touche, Mains ligotées d’un chapelet alors ma plume, Un manœuvre n’en fait qu’à sa forte tête de par le luberon. Une belle occasion de découvrir ou de retrouver ce poète méconnu, cheminant sans cesse entre nature et révolte, entre la recherche de ses racines et l’angoisse de son devenir.
Marcel Martinet, HOMMES
Poèmes. Précédés de Défense à la poésie…
1975, 80 pages en fac-similé. 4,57 €
Ce recueil est de la veine des TEMPS MAUDITS. En 1938, Martinet y ajouta la préface qui peut être regardée comme un manifeste de la poésie libre et comme une recherche de définition du chant lorsque celui-ci se trouve confronté non plus aux permanences de l’histoire mais à ses avatars.
Marcel Martinet, LES TEMPS MAUDITS, suivi de LA NUIT préfacée par Léon Trotski.
Présentation de Nicole Racine.
Collection 10/18, 320 pages. 3,05 €
"Marcel Martinet est un nom qui prendra son rayonnement. Il a été tenu dans un demi oubli par des forces néfastes qui s’étaient déclarées "de gauche". Sa fierté généreuse, son franc parler étaient mal vus de ces adversaires et la qualité de son « message » leur échappait. Nicole Racine l’explique un peu. Je n’oublie pas qu’avec Pierre Monatte, il fut l’un des premiers à refuser la mise au pas guerrière en 1914... ". Louis Simon, La Révolution prolétarienne.
Marcel Martinet, CHANTS DU PASSAGER, suivi de UNE FEUILLE DE HÊTRE.
Poèmes.
Typographie de Limonaire, 1978, 216 pages. 9,15 €
L’aspect le plus attachant de l’œuvre de Martinet se révèle dans ce livre : délaissant le temporel pour l’universel, il cherche non plus ce qui est déchiré mais ce qui est continu dans les êtres. Il y donne face à la poésie des années de guerre et de révolte, celle des années de retraite et de méditation, et sa conclusion est optimiste.
Fernand Tourret, BRANLE DES PETITS SEIGNEURS DU PAYS DE THELLE. (Lien)
51 poèmes.
1981,84 pages. 5,49 €
«...Ce beau recueil... se caractérise par une frappante originalité qui tient d’abord à un maniement fort curieux du rythme. Le « branle » est au demeurant une danse rurale d’un tempo incertain et irrégulier, rebelle aux adaptations chorégraphiques « nobles ». Et déjà nous voici au cœur des êtres qui, obscurs, silencieux, à l’écart, s’accrochent au peu de bien qu’ils ont en propre. Sans lyrisme... l’auteur fait parler pour nous des personnages simples, ancrés dans une vie rurale qui résiste. Il n’en fait ni l’apologie ni la satire, mais dévoile sans illusion leur ténacité face aux vicissitudes individuelles ou historiques. Dans une atmosphère de scepticisme désabusé, surgissent des vocables à la saveur de nostalgie. À connaître absolument". - Vagabondages.
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Chez cet éditeur · Vladimir HOLAN
Recueils de cet éditeur sur PoésiesChoisies.net Collection L’enjambée · L’ABÎME DE L’ABÎME · Branle des petits seigneurs du Pays de Thelle
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